Coutume Futunienne

Avant les au revoir familiaux, nous faisons une rapide visite dans la famille d'une collègue de Julien originaire de Futuna, Saviana Pipisega.

Lorsque nous arrivons, la famille est en pleine prière pour célébrer la mort de Jésus.

Une fois la cérémonie terminée, ils nous reçoivent avec joie. Oma et Opa en profitent pour faire la coutume en leur offrant des tissus ramenés de France ainsi que quelques cartes postales de Bazas. Ca a son petit effet, et en échange, la mère de Savi offre à Oma un porte-feuille réalisé main en tapa, un papier réalisé avec l'écorce de jeunes troncs d'arbre (arbre à pain, ou banian).

Après avoir prélevé l’écorce, on la met à tremper dans l'eau pendant 2 ou 3 jours. Ensuite, on gratte l'écorce externe à l'aide d'un coquillage pour ne garder que l'aubier. Après avoir étalé les bandes d'écorce obtenues sur une enclume plate commence le martèlement à l'aide d'un battoir en bois.

La matière végétale est longuement battue puis amidonnée pour donner une bande, la laututu. Lorsque la pièce de tapa est devenue suffisamment mince (après plusieurs heures), on la met à sécher avant de la teindre et de la décorer. La dimension d’un tapa dépend du nombre de bandes colées ensemble (avec de la colle à base de manioc).

Les couleurs ont également une couleur végétale. Le noir est fourni par le fruit du tui-tui (le bancoulier). Le jaune provient soit de la farine d’un tubercule (ago), soit de la racine du nonu. Le rouge du rocouyer (loa-loa). Le brun est préparé à partir de l’écorce de tui-tui. Le marron à partir de l’écorce de koka, ces écorces étant râpées avec un coquillage.

Le fruit du sea, petite boule brune, donne les vernis. Il est mâché, craché dans un récipient puis couvert d’eau. La macération dure vingt quatre heures, puis on passe le tout : c’est le vernis auquel sont mélangées les différentes couleurs.

Coutume Futunienne
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