Au soleil de Lifou

Puis le temps s'est calmé, et nous avons profité de la fin de l'été pour passer quatre jours de rêves à Lifou. Surprise totale pour moi! Juju m'a emmenée jusqu'à l'aéroport sans que je ne me doute de rien. De quoi rêver encore et toujours plus!

Lifou est très différente de la Grande Terre. D’abord en termes géologiques. L’île est en réalité un énorme bloc de corail, ce qui pose de très fortes contraintes pour s’approvisionner en eau potable, car il est très difficile de percer le sol pour atteindre la lentille d’eau, et pour se déplacer : en dehors des espaces aménagés (routes, champs, jardin…), l’île se transforme rapidement en un champ de pierres acérés sur lesquelles pousse malgré tout une végétation anarchique. Pas de grandes fougères, de pins, ou de palmiers ici, mais un enchevêtrement de racines et de lianes. Les coutumes sont encore très ancrées, et l’île entière est organisée en tribus. D’ailleurs, elle possède un statut spécifique adapté : la propriété privée est interdite, et les chefs de tribu sont reconnus par l’État et perçoivent à ce titre une indemnité. Ils ont de fait un véritable rôle d’administration de la tribu, car ce sont notamment eux qui donnent la terre.

Le chef peut décider de donner la terre à une famille pour qu’elle y construise sa maison. Il peut aussi décider que les futurs enfants d’une famille soient donnés à une autre qui ne peut en avoir. » Il est en effet commun qu’un ou des enfants soient donnés à la naissance (généralement à un membre de la famille vivant dans la même tribu) en reconnaissance d’un service.

Les maisons elles, se composent maintenant de deux bâtiments : une maisonnette pour la cuisine et le salon, et une case en paille pour la chambre. Chaque jardin est très bien entretenu car le chef peut punir celui qui ne veille pas à ce que la tribu soit la plus propre possible.

Au soleil de Lifou
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