Sweet Mount Taranaki

Nous voilà parti d'Egmont North pour une randonnée de deux jours au pied du Mont Taranaki (2518m). Inutile de tenter le sommet, le volcan au repos à la tête dans les nuages, et rien ne semble pouvoir l'en dégager.

Les débuts sont difficiles. La pente très raide est pourvue de nombreux escaliers que nous montons à l'infini. Les premières vues sur la vallée et la mer de Tasman sont magifiques!

A la moitié du sommet, notre sentier longe ses flancs puis redescend jusqu'à une plaine marécageuse aux folles herbes dorées.

Une première pause à Holly Hut dans le brouillard nous permet de reprendre des forces pour la prochaine grimpette.

La pluie nous frôle de peu et le tonnerre nous contourne avant de disparaitre dans le lointain.

Nous arrivons à Pouakai Hut dans l'après midi. Malgré la fatigue, nous trouvons toujours la force de planter la tente à côté du refuge et d'aller explorer les montagnes alentours, allégés de nos bagages.

La nuit est réparatrice. J'ai emprunté un matelas au gite pour pouvoir profiter d'un peu de confort avant la grand marche de demain. Et j'ai bien fait!

A partir de 6h du matin, la pluie ne nous a pas lachés. Le matelas, enveloppé d'un tissu étanche, est comme une île au beau milieu des flots qui inondent la tente, et nous sommes deux rescapés saufs et secs!

Il a bien fallu sortir de la tente. Dans le gite, nous profitons d'un poêle à bois pour faire sécher notre tente, nos chaussettes et nos chaussures. Nous n'avons pu repartir que vers midi. Tant pis pour la pluie, il faut avancer!

Nous sautons de flaques en flaques. Tout a été inondé et le sentier d'est transformé en rivière.

Après les escaliers d'hier, place aux échelles! Elles aussi semblent nous emmener vers des hauteurs infinies.

Puis dans la forêt, ce sont les racines des arbres qui nous dessinent un escalier raide et glissant à descendre.

Des pont suspendus nous font nous imaginer dans la peau d'un Indiana Jones.

Le soleil réapparait petit à petit. Il fait un temps radieux quand nous arrivons à notre voiture.

Le Mont Taranaki est maintenant coiffé d'un chapeau de nuages.

Sweet Mount Taranaki
Sweet Mount TaranakiSweet Mount Taranaki

Selon une légende Maori, le dieu Te Maunga o Taranaki vivait autrefois dans le centre de l'île du Nord avec les autres dieux Tongariro, Ruapehu et Ngauruhoe qui étaient tous amoureux de la déesse Pihanga.

Taranaki décida alors de faire des avances à Pihanga ce qui mécontenta Tongariro qui laissa exploser sa colère, secouant les fondations de la Terre et obscurcissant le ciel.

Une fois calmé, Tongariro était devenu plus petit mais s'était rapproché de Pihanga. Dépité et en pleurs, Taranaki décida de quitter la région : il traversa la rivière Whanganui, se dirigea vers le Nord après avoir rejoint l'océan et s'endormit. À son réveil, le mont Pouakai était né et l'avait emprisonné à son emplacement actuel.

D'autres légendes Māori racontent que Taranaki rencontrera un jour Pihanga et qu'il est par conséquent imprudent de vivre entre les deux montagnes.

Les Maori racontent aussi que lorsque le mont Taranaki est recouvert de brume et de pluie, c'est Taranaki qui pleure d'avoir perdu Pihanga.

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